Votre produit a été ajouté

Publié le 15/11/2016

Course nature ou

sur bitume : entre opposition

et complémentarité

Vous ne jurez que par le bitume et les tours de stade ? Ou au contraire, c’est la nature et les dénivelés qui vous attirent ? Loin de s’opposer ces deux pratiques du running, ayant chacune leurs avantages et leurs inconvénients, gagnent à devenir complémentaires. Décryptage.

1_running-trail-bitume 2_running-trail-bitume 3_running-trail-bitume

APPRENDRE LES BASES SUR SOL GOUDRONNÉ

Commencer le running sur bitume permet d’en apprendre les fondamentaux : travail de l’endurance, de la foulée… Ces bases sont plus faciles à travailler sur un sol goudronné. Et qui dit routes dit aussi énorme diversité des compétitions proposées : 5 km, 10 km, semi-marathons, marathons, courses féminines… De quoi satisfaire l’appétit d’épreuves des 12 millions de pratiquants de la course à pied !

Cependant course en ville signifie aussi pollution, bruit, dangers et parfois aussi monotonie. Contrairement à la course en pleine nature.

S'ÉVADER PAR L'ESPRIT TRAIL

Quitter la ville pour la nature, repousser ses limites, découvrir des paysages époustouflants : autant d’atouts conférés au trail. Mais, devenir un traileur n’est pas chose aisée : matériel spécifique, chaussures adaptées, entraînement spécifique sont nécessaires.

Le trail, c’est courir sur des terrains changeants (sols meubles, boueux, caillouteux), avec des montées et des descentes. Cela nécessite de s’y préparer en respectant une vraie progressivité pour éviter blessures et accidents. Le traileur devra apprendre à travailler en descente en programmant de vraies séances d’entrainement spécifiques. Il lui faudra aussi travailler la résistance du muscle, en intégrant dans sa préparation des séances de PPG (préparation physique générale) puis des séances de préparation physique spécifique de type pliométrie (lorsqu'un muscle qui se trouve dans un état de tension est d'abord soumis à un allongement).

Autre point à ne pas négliger, renforcer son pieds et ses chevilles, en faisant par exemple rouler une balle sous le pied de tennis, afin d’éviter les entorses.

Enfin, le trail permet de travailler la proprioception, l’équilibre, l’anticipation des obstacles, les différents groupes musculaires (jambes, gainage de la ceinture abdominale), l’intensité et l’endurance. C’est une activité complète qui nécessite de prendre certaines précautions pour un dépaysement total.

TRAIL ET BITUME : DEUX PRATIQUES DIFFÉRENTES...

À première vue, le trail et la course sur route n’ont rien en commun (on oppose d’ailleurs souvent la difficulté du trail à la recherche de la performance du bitume), mais il apparaît que de nombreuses passerelles existent entre les deux disciplines... malgré leurs différences. Ainsi alors qu’en course sur route, on évite de marcher, en trail l’alternance course/marche est de mise, notamment du fait des dénivelés importants ou des difficultés à franchir. De même, si les distances en trail sont souvent proches d’un marathon, on ne s’élance pas pour la même durée.

En plus de la distance à parcourir, les difficultés du parcours sont à prendre en compte (pentes, boue, rivières, escaliers…). On estime ainsi que 100 m de dénivelé correspondent à 1 km de plus effectué !

...MAIS COMPLÉMENTAIRES

Néanmoins de nombreux pratiquants du running sur route se tournent vers le trail pour s’oxygéner, sortir de la routine de leurs entraînements et gagner en puissance (surtout lorsqu’un dénivelé positif est au rendez-vous). Côté traileurs, ces derniers utilisent le bitume pour travailler leurs gammes lors de la préparation physique spécifique ou de séances de fractionnés sur piste. Pour ces adeptes de la course nature, la route reste alors le terrain le plus favorable pour préparer une épreuve. D’ailleurs, le bitume tend à s’imposer de plus en plus dans le monde du trail avec l’arrivée massive de trails urbains dans de nombreuses villes (Ecotrail de Paris, Lyon Urban Trail, Trail Urbain Toulousain,…).

Complémentaires plus qu’opposées, la course nature ou la course sur bitume séduiront les runners autant en recherche de difficultés que de performances, le geste et l’effort de chaque discipline permettant d’apporter une alternance dans la pratique.